Hero Corp, Saisons 1 à 3

Synopsis: À la suite d’une guerre qui se déroula dans les années 1980, il fut décidé de créer une organisation afin de regrouper tous les Super-Héros et de maintenir un climat de paix : l’agence Hero Corp. Cette agence possède plusieurs sites secrets sur la planète, et nous trouvons, dans le département de la Lozère, les retraités, les mis au rancart, les démissionnaires, les démasqués, les pas-formés, les hors-normes. Coupés du monde, ils peuvent retrouver une vie calme et paisible. Vingt ans après, ce calme paisible vole en éclats lorsque The Lord, un Super-Vilain, réapparaît ! ( source: Seriebox)

Me revoici après quelques temps pour vous parler d’uné série qui faisait partie de ma liste pour le Challenge Séries 2014. J’avais regardé les deux premiers épisodes de la saison un il y a déjà longtemps sans pour autant accrocher, ce qui m’avait d’ailleurs fait remettre en question la place de cette série dans mon challenge. Finalement, ma soeur s’étant procuré les DVDs, j’ai décidé de retenter l’expérience: grand bien m’en a fait, puisque j’ai finalement adoré cette série!

J’ai particulièrement apprécié l’équilibre très bien maintenu entre l’humour et le suspense, le rire et la tension: l’un ne vient pas gâcher l’autre, et aucune réplique ou aucune situation ne parait tomber comme un cheveux sur la soupe.

Si l’ambiance est un peu étrange dans les premiers épisodes, on s’y fait très vite, et la série commence alors à être vraiment intéressante.

Puisque j’ai vu les  trois saisons à la suite, j’ai pu constater avec plaisir que le developpement des personnages était extrêmement bien géré, qu’il n’y avait pas de changement trop brusque, bien au contraire: tous les personnages évoluent avec subtilité et crédibilité, ce qui rend la série très fluide. De plus, malgré leurs défauts, les personnages sont tous très attachants ( même si de prime abord ils paraissent tous insupportables, mais j’ai presque l’impression que ça fait partie du charme général).

J’attend maintenant avec impatience la saison 4, qui est apparement prévue pour fin 2014, même si ces trois saisons étaient les seules inscrites dans mon challenge!

challenge séries 2014

 

Fortysomething

Synopsis: Rien ne va plus pour Paul Slippery. Ce brillant docteur traverse une passe difficile appelée « le passage de la quarantaine » ! Sa femme Estelle démarre une nouvelle carrière de chasseuse de têtes et ses 3 garçons ne pensent qu’à une chose : le sexe ! Et comme si cela ne suffisait pas, Paul a l’étrange impression de pouvoir entendre les pensées des gens…  (source: sériebox)

Voila une petite série qui faisait partie de ma liste pour le Challenge Série 2014! J’étais très curieuse de voir ce que ça allait donner, avec son casting 4 étoiles (Hugh Laurie, Peter Capaldi, Benedict Cumberbatch…), et je n’ai pas été déçue!

challenge séries 2014

Les personnages sont complètement fous et les situations sont très amusantes, j’ai ri plusieurs fois ( ce qui est rare, en général je me contente de sourire devant la majorité des séries ou films comiques, qui m’amusent sans pour autant me faire rire aux éclats…) et j’ai passé un très agréable moment devant cette série.

Malgré les questions de sexe qui sont au centre de préoccupations des personnages, l’humour ne tombe pas dans le gras et le facile, au contraire! Et la série ne s’interdit pas quelques moments d’émotion bienvenus, qui permettent de donner une vraie profondeur aux personnages.

J’étais triste de finir le tout si rapidement, mais la fin ne tombe pas comme un cheveux sur la soupe: on sent que ces 6 épisodes forment un tout bien défini, ils n’appellent pas à une possible suite. La tristesse de quitter les personnages est là, mais pas la frustration de savoir que ça aurait pu continuer: tant mieux!

Je vous recommande chaudement cette petite série, elle vaut le détour sur plus d’un points!

Bonus: La photo de famille :3

 

The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Synopsis: Pendant l’entre-deux guerres, le légendaire concierge d’une grand hôtel parisien et son jeune protégé se retrouvent impliqués dans une histoire mêlant le vol d’un tableau de la Renaissance, la bataille pour une énorme fortune familiale, et le lent puis soudain bouleversement qui transforme l’Europe en cette première moitié de XXème siècle. (source: seriebox)

J’adore Wes Anderson. Je suis encore loin d’avoir vu tous ses films, même si j’ai vu environ la moitié de sa filmographie, mais j’adore son univers, son style si particulier. J’étais sûre que j’allais aimer The Grand Budapest Hotel. Ça n’a pas loupé.

On retrouve évidemment la géométrie parfaite des cadres chère au réalisateur, ces couleurs si présentes, à tel point que le noir détonne comme jamais dans cet univers si puissamment coloré.

Les personnages sont comme toujours très contrastés, j’ai particulièrement aimé M. Gustave, gentleman haut en couleur qui cède parfois à une vulgarité étonnante, dont l’attitude frôle souvent l’absurde mais n’est pas tout à fait dénuée de raison…

Il est très difficile de parler de ce film sans évoquer les scènes avec précision, sans entrer dans le détail, car c’est justement là que réside tout l’art de Wes Anderson; le détail. Ses cadres sont précis, ses personnages complexes, ses dialogues parfaitement ajustés…

Je ne peux donc que m’arrêter là, après avoir souligné ces points généraux et vous encourager à aller voir ce film qui est un pur ravissement, original, surprenant et enthousiasmant.

 

Hannibal saison 1

Synopsis: La relation étrange entre le célèbre psychiatre Hannibal Lecter et l’un de ses patients, un jeune profiler du FBI nommé Will Graham, torturé par sa fascination dévorante pour les serial killers… ( source: seriebox )

Si vous me connaissez un peu, vous savez sans doute que je suis plutôt du genre bisounours. J’adore tout ce qui est mignon, les ambiances colorées, les licornes, et je m’évanouis à la moindre goutte de sang ( ou presque). Sachant cela, il est bien surprenant que je me sois lancée dans le visionnage d’une telle série, réputée pour son côté gore extrêmement présent. Et pourtant je l’ai regardée. Toute seule ( comme une grande). Le pire dans tout ça? J’ai adoré.

J’avais un très bon a priori sur cette série car elle m’avait été fortement conseillée par plusieurs personnes. De plus, j’aime beaucoup les deux acteurs principaux, ce qui ajoute au potentiel sympathie que j’avais en commençant. Et puis le créateur de cette série, Bryan Fuller, est aussi le créateur de Pushing Daisies. Qualité potentielle à son maximum.

Je n’ai pas du tout été déçue par cette série. Dès le premier épisode, on sent que les auteurs cherchent à créer une ambiance particulière, pesante, qui a quelque chose de la paranoïa… Les ambiances sonores sont très recherchées et complexes et plongent tout de suite dans l’esprit de la série.

Le rythme n’est pas particulièrement enlevé, le montage n’est pas spécialement nerveux, pourtant la tension constante qui règne et le fait que les cartes soient constamment redistribuées et que les personnages se trouvent perpétuellement sur le fil créé un tout extrêmement accrocheur, addictif. Cette série obsède très rapidement, avec d’autant plus de force que la complexité des personnages, des intrigues et des rapports entre personnes rend le tableau fascinant.

Le mot « tableau » n’est pas anodin: chaque plan est extrêmement pictural, travaillé avec précision. C’est cette esthétisation qui, pour moi, rend cette série supportable: elle atténue le coté gore en le rendant étrangement beau. Cela reste dérangeant mais efface néanmoins ( presque complètement) l’aspect dégoûtant que pourraient avoir certains plans.

Cette série joue perpétuellement sur la tension, mais n’est pas exempte d’un certain décalage de ton dans certaines scènes, dont une absolument mémorable dans l’épisode 7 si mes souvenirs sont bons, que je ne vous détaillerai pas pour éviter les spoilers ( ceux qui ont vu la série voient sans doute à quoi je fais allusion, sinon n’hésitez pas à demander en commentaire si ça vous intéresse!).

Je pense attendre que la saison 2 sorte intégralement pour la regarder, mais je ne sais pas si je pourrais patienter jusque là! Ce qui est sûr c’est que cette série est devenue très addictive et que, malgré l’horreur, je ne peux pas m’empêcher d’y revenir, tant elle est pleine de qualité!

 

Only Lovers Left Alive, Jim Jarmush

Synopsis: Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? (Source : Allociné)

J’étais très impatiente de voir ce film pour tout un tas de raisons ( l’une d’elle étant son casting époustouflant). Mercredi matin, jour de sa sortie, je me suis donc logiquement précipitée à la première séance. Après des bandes-annonces pour Canal J ( qui tranchent très singulièrement avec le film en question d’ailleurs, mais bon, c’est le lot des séances du mercredi matin…), le film commence.

La mise-en-scène du réalisateur est particulière et créée un ambiance extrêmement calme, d’une certaine lenteur. Le temps prend une tout autre mesure; les séquences s’enchaînent, avec une photographie à couper le souffle. Les plans sont tout autant de tableaux, et la musique, omniprésente, est absolument superbe.

Les dialogues- qui ont parfois quelque chose de minimaliste- ne prennent pas le spectateur pour un idiot: ils sont bourrés de références culturelles, de noms mentionnés qui demandent à celui qui regarde le film un certain effort de compréhension. Tout n’est pas systématiquement expliqué de manière outrancière, et même si certaines références ont pu quelque part m’échapper, je préfère largement qu’on me demande de réfléchir un peu, de reconstituer le message plutôt que l’on m’expose tout comme si j’étais une imbécile. Qu’un film demande à son spectateur de s’investir pour le comprendre a quelque chose de reposant, finalement.

Ce film est long, deux heures, mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Derrière un aspect dramatique et quelque peu sérieux se trouve un film intelligent, d’une grande habileté dans la réalisation et- de manière surprenante- réjouissant dans son côté parfois jusqu’au-boutiste dans la référence et l’exploration du mythe vampirique.

Pushing Daisies, Saisons 1 et 2

Synopsis: Ned est un pâtissier qui a un don exceptionnel : il peut ramener à la vie tout être vivant mort, qu’il s’agisse d’un animal, d’une plante ou d’un humain, simplement en le touchant de la main. Mais, si Ned le touche une seconde fois, la vie s’envole de nouveau et pour toujours.

Plusieurs amis, dont Lynnae, ma copine blogueuse, m’avaient conseillé cette série, sans pour autant trop m’en dire à son propos. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais il suffit qu’on me dise le mot  » mignon » pour que je me précipite! J’ai switché Hardware, que je n’ai pas aimé, pour cette série dans ma liste du Challenge Séries.

challenge séries 2014

Il y a effectivement, comme on me l’avait promis, beaucoup de choses dans cette série qui sont mignonnes, du côté de l’esthétique, des dialogues ou encore des personnages.

J’ai adoré l’esthétique ultra colorée et décalée, atemporelle, avec tout de même ce petit côté vintage qui ajoute au tout complètement charmant de l’ambiance.

Les dialogues sont complètement fous et décalés aussi, les personnages sont complexes (même s’ils ne le montrent pas toujours dès le départ) et évoluent très bien. J’ai adoré la voix-off et la manière de parler de tous les personnages, qui ajoutaient vraiment à l’aspect  » conte », à l’apparente innocence de la série.

Le pitch de départ de la série implique des choix moraux très durs qui s’imposent aux personnages mais malgré cela, et malgré la gravité des situations décrites, la série ne perd jamais son ton joyeux.

S’il y a un aspect d’enquête dans chaque épisode, il est finalement peu important compte tenu de tous les événements qui se passent autour: l’aspect policier est plus un prétexte pour raconter des histoires, mettre en scène des personnages et des univers particuliers, mais c’est loin d’être un défaut: cette légèreté, au contraire, ajoute encore à l’aspect décalé.

J’ai absolument adoré cette série qui n’a cessé de me ravir et de me surprendre, et je suis très triste qu’elle ait été annulée, car les évolutions de la saison 2 laissaient présager une très bonne suite, qui n’a malheureusement pas été réalisée. C’est une série hors-normes, dont l’originalité est frappante, et que je ne peux que vous conseiller!

 

Once Upon a Time, saisons 1 et 2

Synopsis: Une petite ville du Maine abrite des personnages de contes de fées, qui ignorent ce qu’ils étaient avant d’être punis par la méchante reine. Le bien et le mal s’affrontent jour après jour jusqu’au moment où une intrigante jeune femme vient s’y installer avec son fils. (Source : ozap.com)

challenge séries 2014

Je me suis lancée dans cette série sur les conseils d’une amie qui a réussi, avec peu de mots, à attiser ma curiosité: je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre en commençant!

Néanmoins j’ai été très rapidement plongée dans l’ambiance et j’ai été dès le début intriguée par les personnages et les intrigues. La saison 1 a quelque chose de « l’exposition », on apprend à connaître les personnages, les enjeux… Elle est très intéressante et se regarde avec plaisir.

J’ai particulièrement apprécié la complexité des personnages, qui se révèlent au fur et à mesure et sur lesquels il est difficile de garder un jugement inchangé tout au long du visionnage. Cet aspect s’améliore encore dans la saison 2, que j’ai encore plus aimé que la première, car elle est plus complexe, plus sombre et plus intense. Les personnages y connaissent des évolutions et des conflits subtils et bien amenés, ils gagnent encore en complexité.

Esthétiquement parlant, malgré le côté un peu  » cheap » des effets spéciaux ( qui s’améliorent tout de même au fil du temps), j’ai trouvé la photographie agréable à regarder, avec parfois de petites originalités surprenantes mais tout à fait bienvenues ( je pense notamment à certains passages dont la gamme chromatique est différente du reste des épisodes).

Je ne regrette pas d’avoir découvert cette série dont la qualité m’a ravie, et dont j’ai hâte de voir la suite!